Aucune sanction sportive contre Boonen

mar 10 juin

Contrôlé positif à la cocaïne dans un test hors compétition le 26 mai dernier, deux jours avant le départ du Tour de Belgique, Tom Boonen ne risque a priori pas de sanctions sportives, mais bien des sanctions pénales. Si le contrôle avait été diligenté en compétition, la prise d'un stimulant comme la cocaïne aurait conduit à un cas de dopage. Dans le cas présent, le contrôle de la Commission anti-dopage de la Commission flamande s'est déroulé deux jours avant le départ du Tour de Belgique auquel a pris part le sprinter de la formation Quick Step.

"Dans les textes, la cocaïne est un stimulant et considéré comme un produit interdit par le code mondial anti-dopage uniquement en compétition", a rappellé Frédéric Donze, porte-parole de l'Agence Mondiale Anti-dopage (AMA) à l'agence Belga mardi. "Pour ce qui est de déterminer ce qui est considéré comme un contrôle en- ou hors-compétition, il faut s'en référer aux réglements anti-dopage de la fédération concernée.

Et, il est erroné de dire que l'AMA a confirmé qu'un contrôle positif ait été subi par Tom Boonen. Nous n'avons pas la gestion des dossiers, même si c'est nous qui mandations un contrôle anti-dopage. Nous ne connaissons jamais l'identité de l'athlète dans un dossier positif avant que l'organisme en charge du contrôle ne nous transmette toutes les données. Dans le cas de Tom Boonen, nous avons appris l'information par voie de presse."

Du côté de l'Union cycliste internationale (UCI), la cocaïne est un produit interdit en compétition, "mais deux jours avant une compétition, le contrôle est considéré comme hors-compétition, mais le même résultat un jour avant la course aurait conduit à un cas positif de dopage", a confirmé Enrico Carpani, porte-parole de l'UCI. Le réglement de l'UCI prévoit en effet que "en compétition, se réfère à la période qui commence le jour ou, dans le cas d'un grand tour, trois jours avant le jour du départ de la manifestation et qui se termine le jour de la fin de la manifestation à 24 heures. Cependant, concernant la présence ou l'usage d'un stimulant interdit (ndlr, comme la cocaïne), en compétition se réfère à la période qui commence 8 (huit) heures avant le départ de la course à laquelle participe le coureur ou pour laquelle il a été confirmé comme partant."

L'ex-champion du monde risque par contre sur le plan extra-sportif une peine pénale qui peut aller de 3 mois à 5 ans de prison et d'une amende de 1.000 à 100.000 euros pour possession de substances interdites, comme la cocaïne.

Boonen, un "jeune confronté à des tentations"

Eric Boyer, président de l'Association internationale des équipes (AIGCP), a estimé que le contrôle positif à la cocaïne du Belge Tom Boonen posait avant tout un problème de santé. "C'est un sportif de haut niveau, un jeune confronté à des tentations, a déclaré Eric Boyer présent sur le Dauphiné. C'est d'abord un problème de santé avant d'être un problème de sport." La prise de cocaïne entre-t-elle dans le champ du dopage ? "La réponse est oui s'il prend de la cocaïne pour une compétition, a répondu Eric Boyer. Sinon, on est dans un autre domaine. Mais les choses sont complexes compte tenu de son statut et de sa notoriété."